Quitter Facebook…

À la fin de l’année 2017, je me suis offert une petite pause de Facebook.

Cette pause était prévue au départ pour une semaine mais je suis finalement resté éloigné de Facebook pendant un peu plus de deux semaines.

Bon, vous comprendrez que je ne postule pas pour le livre des records avec cet « exploit »…

Partir, mais pourquoi ? 

Pourtant, cette courte expérience a sérieusement éclairé mes réflexions sur la place des médias sociaux dans ma vie.

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Bye Bye sujets policiers

Cela fait bien trop longtemps que ça traîne…

Au moins six mois, sinon plus que j’ai quasiment déserté ce blogue dans lequel j’ai traité, pendant presque quatre ans, des affaires de police et de justice en général.

Depuis le début de l’année 2017 j’ai voulu changer mon approche sur les affaires policières et prendre du recul sur le direct et l’information en temps réel, sujet sur lequel je me suis montré très critique. Je me suis éloigné, sinon définitivement, au moins dans la quotidien de ces sujets.

Il fallait donc que je mette en adéquation mes propres actions et le fruit de mes réflexions.

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De la télé en direct au balado

Cela fait un bon moment que je n’avais pas écris sur le blogue et je m’en excuse auprès de ceux et celles qui le suivent régulièrement.

Comme beaucoup le savent, je me suis lentement mais sûrement éloigné des interventions en direct sur les chaînes d’info et des « émissions spéciales » au moment des attentats ou autres évènements retentissants.

J’en étais arrivé, il y a de nombreux mois déjà, à la conclusion qu’il y a une limite au message que l’on peut passer à la télévision en direct.

J’avais aussi le goût de communiquer différemment et de m’intéresser à d’autres approches qui correspondent mieux à mon message et à la façon dont je souhaite le passer.

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La disparition de Sébastien Métivier

S’il est évident qu’il n’y a aucune douleur qui soit à placer au dessus d’une autre, on peut tout de même s’entendre sur le fait que la disparition d’un enfant dont on est toujours sans nouvelles trente trois ans plus tard se place tristement au sommet des calvaires vécus par des parents.

Le 1er novembre 1984, le jeune Sébastien Métivier a été enlevé en plein rue dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

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« S » qu’on se fout de nous ?

Pensez-y deux minutes…

Au delà des questions de légalité qui rendent impossible les expulsions systématiques des gens fichés S.

Au delà du fait qu’une fiche S ne détermine en rien la dangerosité d’un individu (certains fichés S peuvent n’avoir jamais reçu la moindre contravention).

Au delà du fait qu’en focalisant sur les fichés S on va forcément passer à côté d’autres terroristes potentiels.

Au delà du fait qu’une fiche S n’est qu’un simple outil de travail pour les policiers.

Croyez-vous une seule seconde que si tous les gens fichés S étaient expulsés de la France, le pays serait instantanément en sécurité et la menace du terrorisme intérieur serait écartée ?

Et tant que nous y sommes…

Essayons d’imaginer un pays dans lequel la police établirait des fiches S en fonction de ses enquêtes et de ses impératifs de surveillance et où les individus seraient alors immédiatement expulsés…

Ça ne vous rappelle rien ?

Les victimes du terrorisme, la censure et le respect

« You want censorship »

C’est la réponse qui a été faite à mon message sur Twitter dans lequel je disais que partager des photos de victimes de l’attentat de Stockholm, démembrées et baignant dans leur sang, était non seulement une atteinte à leur dignité mais allait en plus servir la propagande de Daesh qui utilise ces attaques individuelles pour construire son image d’ennemi public mondial numéro un.

Cette réponse est particulièrement reprise et partagée par une clique fachosphérique qui y ajoute, suivant l’humeur, insultes ou accusations de complicité avec les terroristes.

Ce n’est bien entendu pas un hasard si ces images sont essentiellement utilisées par les milieux d’extrême-droite et par ceux et celles qui considèrent que tout ce qui ressemble de près ou de loin à un musulman(e) doit est relié d’une façon ou d’une autre aux actes des terroristes.

Car, pour ceux et celles qui les partagent, les images, quasiment insupportables des victimes seraient le meilleur moyen de montrer l’horreur et la barbarie des actes des terroristes.

Le reste ne serait que de la censure.

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