Aux confluents de la haine

Tandis que l’Europe fait face à une menace qui renvoie aux anciens réseaux terroristes et aux liens complexes entre anciens et nouveaux acteurs, le phénomène de l’auto-radicalisation d’individus isolés, qui agissent avec peu de contacts avec une organisation terroriste, est en train prendre forme lentement mais sûrement aux États-Unis.

Racisme, haine et rage

Dans la longue liste des dizaines d’attaques, parfois aussi haineuses que vengeresses, comme celles de Colombine en 1999 (12 tués), Blacksburg en 2007 (32 tués), ou encore Newton en 2012 (26 tués) les autorités cherchent de longs mois à essayer de comprendre quels mécanismes intimes ont pu pousser les auteurs de ces tueries à passer à l’acte.

Tout comme pour les précédentes, ce que certaines des récentes attaques aux États-Unis, comme la fusillade de l’église de Charleston en 2015 et l’attentat d’Orlando ont en commun – outre leur statut d’actes de terrorisme – c’est que la violence exercée par leurs auteurs est la matérialisation d’une profonde haine de l’autre.

C’est le racisme qui a conduit Dylann Roof (Église de Charleston) à faire feu sur les membres de la communauté noire de cette église, l’idéologie suprémaciste attirant dans son sillage une longue liste de criminels racistes comme Daniel Cowart et Paul Schlesselman (prévoient d’assassiner le futur président Obama en 2008), Richard Poplawski qui tua trois policiers blancs en 2009, ou encore en 1977 Joseph Franklin qui est l’auteur d’une fusillade sur le parking d’une synagogue dans le Tennessee (2 morts) et de plusieurs autres crimes racistes.

Parallèlement à cela, vu le portrait qui commence à se dessiner à son sujet, il est évident que le fait que Omar Mateen se soit attaqué à une boite de nuit fréquentée par des homosexuels ne doit rien au hasard.

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