De la télé en direct au balado

Cela fait un bon moment que je n’avais pas écris sur le blogue et je m’en excuse auprès de ceux et celles qui le suivent régulièrement.

Comme beaucoup le savent, je me suis lentement mais sûrement éloigné des interventions en direct sur les chaînes d’info et des « émissions spéciales » au moment des attentats ou autres évènements retentissants.

J’en étais arrivé, il y a de nombreux mois déjà, à la conclusion qu’il y a une limite au message que l’on peut passer à la télévision en direct.

J’avais aussi le goût de communiquer différemment et de m’intéresser à d’autres approches qui correspondent mieux à mon message et à la façon dont je souhaite le passer.

J’ai testé les interventions en direct sur Facebook ou Périscope et me suis même associé un temps à une équipe de passionné(e)s – Wescope.tv – qui diffusent des émissions quotidiennes sur tous les sujets par des « Live » sur les réseaux sociaux.

J’en suis arrivé à la conclusion que le direct, le « live » n’était pas non plus le moyen par lequel je voulais véhiculer mes messages et essayer de changer le regard que l’on peut porter sur certains sujets.

Cette envie d’aborder les choses de façon plus approfondie n’est pas nouvelle puisque j’ai entamé, il y a des années déjà, des discussions avec des maisons de production au sujet de séries documentaires et autres projets d’enquêtes sur certaines affaires criminelles et dossiers non-résolus au Québec.

Un heureux concours de circonstances m’a conduit sur les chemins de la baladodiffusion et l’idée d’une série d’enquête sur des dossiers non résolus est revenue au premier plan de mes projets quand j’ai compris combien le balado pouvait être un formidable moyen de mener à bien des enquêtes documentaires.

C’est ainsi que j’ai plongé tête première dans le dossier de la disparition de Marie-Paule Rochette au début de l’année 2017 et qu’est né le balado « Disparue[s] ».

Ce projet est devenu ce qu’il est aujourd’hui grâce au formidable travail de Cédric Chabuel le réalisateur du balado et l’équipe de Première Plus qui nous a soutenu dans toutes les étapes de la création jusqu’à la toute fin du balado.

Je reviendrais plus longuement ici sur ce projet et sur d’autres qui m’occupent dans d’autres domaines.

En attendant, si vous ne l’avez pas écouté, je ne peux que vous encourager à le faire en allant ICI ou sur l’iTune Store et de revenir en discuter ici avec moi en m’écrivant vos commentaires ou en me contactant sur ma page Facebook que vous pouvez retrouver ICI.

Je prépare déjà une saison 2 de l’enquête sur Marie-Paule Rochette et je vous donne donc rendez-vous pour la suite…

 

La disparition de Sébastien Métivier

S’il est évident qu’il n’y a aucune douleur qui soit à placer au dessus d’une autre, on peut tout de même s’entendre sur le fait que la disparition d’un enfant dont on est toujours sans nouvelles trente trois ans plus tard se place tristement au sommet des calvaires vécus par des parents.

Le 1er novembre 1984, le jeune Sébastien Métivier a été enlevé en plein rue dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Contrairement aux autres enfants enlevés le même jour funeste, Wilton Lubin et Maurice Viens qui ont été retrouvés assassinés, la famille de Sébastien ignore toujours ce qu’est devenu le jeune garçon alors âgé de huit ans et demi.

La semaine passée, j’ai vu passer sur Facebook, le message de l’association « Les amis de Sébastien Métivier » qui annonçait une marche en souvenir du jeune garçon.

J’ai décidé de m’y rendre et j’ai rencontré sur place la soeur et la mère de Sébastien.

Il est difficile de ne pas être ému par la démarche d’une famille qui lutte contre l’oubli et qui cherche depuis tant d’années à maintenir l’espoir de retrouver un enfant chéri.

J’ai donc décidé de faire un podcast pour apporter une modeste contribution à leur action.

La page Facebook de soutien se trouve ICI.

Le numéro de téléphone de l’association est le :  514 236 9127

 

 

« Marseille » sur Netflix : Oh, bonne mère !

Malgré, ou peut-être à cause finalement des critiques désastreuses sur la série Marseille, je me suis décidé à regarder la première série Netflix réalisée en France, en français, avec des moyens et des acteurs « bien de chez nous », dont le monumental Gérard Depardieu.

Je dois malheureusement dire que sur ce coup, les critiques ne se sont pas trompées – même si certaines tirent carrément à l’arme lourde sur le scénario, la réalisation et le jeu des acteurs – en qualifiant, entre autres, la série de « soap maladroit ».

Au delà de tout ce qui a déjà été dit et écrit, on a l’impression que le scénariste Dan Franck, les réalisateurs Thomas Gilou et Florent-Émilio Siri, n’ont pas jugé utile de respecter les principes les plus fondamentaux de l’écriture de séries policières en allant au fond des enjeux et des caractéristiques des personnages.

Dan Franck, qui est aussi le Show-runner de la série bénéficie pourtant d’une très belle réputation – il le fallait pour que Netflix embarque sur ce projet – après des séries comme Les hommes de l’ombre (diffusée sur France 2) et surtout la mini-série Carlos qui a reçue un Golden globes en 2011.

Malheureusement la mayonnaise ne prend pas et l’on passe son temps à se demander pourquoi les dialogues sonnent aussi faux et pourquoi l’intrigue semble autant flotter autour d’une histoire pourtant bien tissée sur le thème de la concurrence entre deux hommes en quête de pouvoir.

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