Le burkini viral

La photo d’une femme se baignant en burkini (tenue couvrant complètement le corps) dans la piscine à vague du zoo de Granby aurait fait sensation sur les réseaux sociaux et, selon un article de La Presse du 27 août dernier, aurait été partagée plus de 4000 fois sur Facebook. Faut-il pour autant sortir du chapeau les fameuses « valeurs québécoises » ? 

De l’épiphénomène au scandale « viral »

Dans la foulée de cet article, un billet de blogue du Journal de Montréal – partagé près de 1200 fois – nous décrit cette baignade dans une piscine à vague comme un refus de s’intégrer au Québec et un affront fait aux valeurs québécoises.

Cet épisode n’est pas sans rappeler celui de la vidéo d’une femme conduisant avec un tchador, elle aussi devenue virale après qu’Éric Duhaime en fasse ses choux gras en ondes.

Par deux fois nous assistons à une situation isolée qui connait une surmédiatisation menant elle-même à une sorte de « viralisation » d’un fait divers par le simple fait des médias eux-mêmes.

Si là n’est pas tout à fait le sujet de ce billet, il n’est pas inutile de s’interroger sur le rôle et l’effet des médias qui montent en épingle une situation anecdotique qui devient alors, par une sorte de prophétie auto-réalisatrice, un phénomène viral.

Notons, dans la même veine, qu’en France, après la loi de 2010 interdisant le port de la burqa dans l’espace public, les chiffres relevés en 2012 avancent un nombre d’environ 300 contraventions données pour une population musulmane estimée à plus ou moins 5 millions de personnes dans le pays (chiffres du ministère de l’Intérieur).

Les statistiques les plus pessimistes en la matière évoquent la présence de 2000 femmes en burqa dans l’hexagone.

De quoi la burqa est-elle le nom ?

Je reprends ici volontairement la phrase chère à certains pour rappeler qu’en effet la burqa et sa version de bain dite « burkini » sont le plus souvent la marque d’une vision intégriste et fondamentaliste (nous feront la différence une autre fois, car il y en a une) de l’islam et qu’il faut, autant que nous le pouvons, protéger les femmes qui sont contraintes de s’y conformer de cette emprise moyenâgeuse de la pensée islamiste sur leur quotidien dans nos sociétés.

En lire plus

Qui est la « Garde citoyenne du Québec » ?

Qui sont les membres de la « Garde citoyenne du Québec » ?

Ce mouvement a été crée en avril 2014 par trois administrateurs, ainsi que l’indique le registraire des entreprises du Québec.
Michaël Guay-Lachapelle et Girard Frédéric sont, avec monsieur Patrick Leclerc, les administrateurs inscrits au registraire.
J’ai parlé hier après-midi avec monsieur Patrick Leclerc qui occupe la fonction de président de la Garde.
Regroupement citoyen à vocation survivaliste, le groupe compterait, selon monsieur Leclerc, 130 membres inscrits à travers tout le Québec et qui payent une cotisation.

Que fait la Garde citoyenne du Québec ?

Outre ses activités de sécurité lors de manifestations ou évènement sportif, monsieur Leclerc évoque le rôle de soutien de la Garde à la population par des actions citoyennes comme la distribution d’eau potable lorsque des gens en sont privés.
En outre, les membres « opérationnels » de la Garde seraient formés à l’autodéfense ainsi qu’aux méthodes de premier secours, l’organisation proposant d’ailleurs des cours payants de secourisme, ainsi qu’il est possible de le constater sur leur page Facebook.

En lire plus