©ROY

Super Bowl, le piège se referme… sur les citoyens

À la veille du Super Bowl, les États-Unis se préparent à une alerte maximale, car après les attentats de Boston, la crainte d’une attaque contre un évènement sportif est montée d’un cran au pays de l’oncle Sam.

Des dizaines d’agences gouvernementales et tout ce que la région compte de forces policières font l’objet d’une mobilisation totale, avec le renfort de l’armée à l’approche du match entre les Panthers et les Broncos.

Tous les moyens technologiques possibles sont bien entendu mis en place avec les portiques détecteurs de métal, la reconnaissance faciale associée à la vidéo surveillance, l’identification automatisée des plaques d’immatriculation et l’interception en temps réel des communications téléphoniques, entre autres gadgets…

Au fond, comment reprocher aux américains un tel déploiement de moyens si l’on pense à l’attentat de Boston ou celui du Bataclan.

Des actions qui nous feraient presque oublier une règle fondamentale de le vie en démocratie, la protection de la vie privée qui, elle, prend franchement le bord dans ce type de situation.

Une situation dont nous sommes désormais tous les otages à cause de cette idée qui s’est imposée au fil des attentats : nous n’avons plus d’autre choix que de réduire nos libertés individuelles pour pouvoir conserver un peu de notre sécurité.

En lire plus

Aux États-Unis la cible est noire…

Michael Brown, Tamir Rice, Justus Howel et mardi Walter Scott sont les dernières victimes noires des tirs des policiers américains.

Est-il permis de penser qu’il existe réellement aux États-Unis une culture qui conduit les individus de race noire à être plus ciblés que les blancs ?

Oui répondrons sans hésiter certains, il suffit de voir la liste des cas qui se succèdent.

Or, il existe peu de statistiques officielles qui prennent en compte les caractéristiques raciales des personnes tuées par les corps policiers et une analyse globale à l’échelle du pays semble donc impossible.

Capture d’écran 2015-04-08 à 12.19.38

Cependant, certaines organisations recensent les données ouvertes à ce sujet et la revue Mother Jones a collecté des données très intéressantes sur le sujet, comme le démontre le tableau ci-dessus.

Toujours selon ce site, ce sont 4813 personnes qui sont mortes entre 2003 et 2009 lors d’une intervention policière ou lorsqu’elles étaient sous la responsabilité de la police.

En lire plus