La paix sociale ne s’achète pas, elle se construit

[Ce texte a été publié cette semaine dans les pages « Opinion » de La Presse.] 
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Depuis une semaine, les policiers français descendent dans les rues de plusieurs villes pour manifester leurs inquiétudes par rapport aux conditions dans lesquelles ils interviennent et aux dangers auxquels ils font face depuis des années.

Au même moment, chez nous, on lisait sous la plume de Daniel Renaud qu’à Montréal, l’arrestation d’un individu armé aurait été annulée à la dernière minute à la suite des instructions du numéro deux du SPVM. Enfin, en avril dernier, toujours selon La Presse, la direction du SPVM aurait, je cite, « interdit à des enquêteurs des stupéfiants de procéder à des arrestations à Montréal-Nord pour ne pas attiser les tensions raciales ».

Il est important de comprendre la nécessité, pour les corps policiers, de valider le maximum d’informations avant de passer à l’action et on ne saurait reprocher aux enquêteurs et aux groupes d’intervention de s’entourer de toutes les précautions possibles.

Montréal n’a en effet pas besoin d’une police de matamores. Mais elle n’a pas non plus besoin d’une police dont la hiérarchie ferait le choix de retenir l’intervention de ses hommes en fonction de considérations politiques, tandis qu’un individu armé et dangereux se promène dans la rue.

Si tel était le cas, il y aurait alors lieu de s’inquiéter sérieusement et l’on pourrait alors faire le parallèle avec la mobilisation des policiers français.

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Enquête interne sur les enquêtes internes…

Ce lundi 20 juin, TVA Nouvelles et le Journal de Montréal, annonçaient que le responsable des enquêtes internes du SPVM, monsieur Costa Labos, faisait l’objet d’une enquête criminelle, enquête qui serait menée par le service des normes professionnelles de la SQ (équivalent des enquêtes internes).

Plusieurs articles citent mon nom dans le cadre de ce dossier, une rencontre entre Roger Larivière et moi ayant fait l’objet d’une surveillance et d’un rapport faisant état d’un déjeuner entre lui et moi.

J’avais, quelques jours après ce déjeuner, relaté sur mon blogue du Journal de Montréal cette rencontre et la présence de policiers qui prenaient un copieux petit déjeuner dans un café de l’avenue Mont-Royal en même temps que nous. (Billet qui n’est malheureusement plus en ligne).

Le contentieux entre Roger Larivière et le SPVM remonte à bien avant ma rencontre avec lui, mais il semble que notre déjeuner, pourtant fait au vu et au su de tout le monde dans un endroit public, ait été le prétexte à chercher de nouveaux tracas à ce policier qui poursuit son employeur pour des « dommages importants » qu’il estime à 500.000$.

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