Hier soir, en assistant à la défaite des Canadiens, je n’ai pas pu m’empêcher de faire un lien entre le hockey et la lutte contre le terrorisme.

Défaite impossible

Aussi étrange que cela puisse sembler, passer les séries de la LNH ressemble pas mal à ce qu’essayent de faire tous les jours les pays occidentaux dans leur combat contre le terrorisme.
Et l’analyse qu’on peut en faire – sans se prendre trop au sérieux et en sachant que mes connaissances en hockey se classent à 2 sur une échelle de 1 à 10 – donne à peu près le même résultat.
Imaginez que pour les services antiterroristes, ce n’est pas un nombre minimum de matchs qu’il faut gagner, mais absolument tous les matchs, car la défaite est impossible.
Et il faut tous les gagner les uns après les autres en faisant face à des adversaires certes de calibres très différents mais dont on ne sait pratiquement jamais d’avance qu’elle sera leur stratégie.

Occuper le terrain adverse

Pensez ensuite que plus votre attaque est faible et moins vous dominez le terrain adverse, plus forte est la pression sur votre défense et évidement sur votre gardien de but.
Face aux nouvelles menaces du terrorisme islamiste, nos pays sont un peu comme des équipes de hockey qui miseraient tout sur la défense et pratiquement rien sur l’attaque.
Des équipes qui s’en remettraient au talent de la dernière ligne de défense et du gardien de but en espérant qu’ils ne faiblissent jamais.
Aucun entraineur digne de ce nom n’oserait penser qu’il pourra toujours gagner en misant tout sur Carey Price.

Lutter contre les causes ou affronter les effets

Pourtant, c’est un peu ce que font nos pays en mettant beaucoup de moyens sur la répression et une « prévention » qui n’entre en jeu qu’une fois l’adversaire passé en mode attaque.
Car, si il est important de donner du muscle à son système de défense en donnant des pouvoirs importants aux organismes répressifs, il serait tout aussi efficace, sinon plus à long terme, d’aller très en amont lutter contre les causes pour ne pas avoir à en affronter les effets.

Avec mes maigres connaissances en hockey c’est ce que j’ai pensé hier : si nous avions pu maintenir la pression sur nos adversaires, nous n’aurions pas dû tout miser – et perdre – à cause de notre défense.

C’est surtout ce dont je suis convaincu depuis des années en défendant le fait qu’il faut lutter à la base du problème, en s’impliquant socialement dans les éléments qui sont à la base des schémas de radicalisation, tout en restant maîtres du terrain en appliquant réellement les principes qui font de la cohésion sociale la meilleure parade contre l’intégrisme et la radicalisation.

Parce qu’après tout, dans le hockey comme dans la société, tout le monde sait bien que la recette de la victoire se trouve dans un bonne cohésion et une bonne intégration de tous les membres de l’équipe plutôt que des efforts démesurés de quelques uns pour empêcher tout le monde de perdre.

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Un commentaire

  • Diane Audet 13 mai 2015   Répondre →

    Merci!
    Difficile de parler ou planifier de la prevention , avec le gouvernement actuel!
    Mais , toutes les suggestions sont bienvenues, il faut savoir a qui les adresser!
    Bienvenue dans le monde du Hockey!

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