La punition d’Omar Khadr

Omar Khadr restera donc dans une prison fédérale à sécurité maximale, car c’est ce qu’a décidé la cour supérieure, malgré la demande de son avocat de le transférer dans une prison provinciale.

Khadr, condamné pour avoir tué un soldat américain dans une zone de combat alors qu’il était mineur est-il si dangereux qu’il faille le maintenir dans un système de haute sécurité ?

Dans l’administration fédérale canadienne tout le monde se félicite du fait qu’on maintienne cet homme sous haute surveillance.

Condamné par un tribunal militaire américain dans des conditions on ne peut plus discutables et pour des faits qui ne relèvent pas en réalité du « droit commun » mais de l’acte de guerre, Khadr est-il un prisonnier si « à risque » que cela ?

Objectivement, un Hell’s qui n’a pas renoncé à ses liens avec son organisation qui commet crime sur crime au pays n’est-il pas plus « à risque » que ce soldat d’Allah embrigadé par ses proches.

Malheureusement, au delà de la question de la prétendue dangerosité de Khadr, il s’agit ici avant tout de respecter une entente conclue avec le département de la justice américain.

Car pour les USA, il faut punir Omar Khadr autant que possible. Montrer l’exemple d’une justice impitoyable à défaut d’être exemplaire.

Alors le Canada punira Khadr.

En agissant ainsi, la justice canadienne révèle une bien vilaine part de ses relations non dites avec les américains au sujet du terrorisme, puisque c’est de cela qu’il s’agit.

– Paru au JdM le 20 octobre 2013

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