Vos traces numériques en disent long sur vous.

Les métadonnées sont l’ensemble des informations que nous laissons derrière nous lors des opérations que nous effectuons des dizaines, voire des centaines de fois par jour en utilisant notre cellulaire, nos cartes de paiement et nos ordinateurs connectés à internet.

Bien qu’elles ne contiennent aucune information reliée à votre identité, les métadonnées sont des sources d’information pour les services de renseignement et les compagnies privées, dont l’utilité peu s’avérer bien supérieur à tout ce que vous pourriez imaginer.

Impossible de nous jours d’avancer dans l’espace numérique sans laisser ces traces derrière nous, qui sont autant d’informations qui, colligées et analysées, permettent de découvrir bien plus que notre simple identité.

Pour s’en convaincre, il suffit de prendre le temps de lire les quelques études menées sur le sujet, dont celle de l’université de Stanford, qui laissent supposer des jours sombres pour le respect de la vie privée.

« Marseille » sur Netflix : Oh, bonne mère !

Malgré, ou peut-être à cause finalement des critiques désastreuses sur la série Marseille, je me suis décidé à regarder la première série Netflix réalisée en France, en français, avec des moyens et des acteurs « bien de chez nous », dont le monumental Gérard Depardieu.

Je dois malheureusement dire que sur ce coup, les critiques ne se sont pas trompées – même si certaines tirent carrément à l’arme lourde sur le scénario, la réalisation et le jeu des acteurs – en qualifiant, entre autres, la série de « soap maladroit ».

Au delà de tout ce qui a déjà été dit et écrit, on a l’impression que le scénariste Dan Franck, les réalisateurs Thomas Gilou et Florent-Émilio Siri, n’ont pas jugé utile de respecter les principes les plus fondamentaux de l’écriture de séries policières en allant au fond des enjeux et des caractéristiques des personnages.

Dan Franck, qui est aussi le Show-runner de la série bénéficie pourtant d’une très belle réputation – il le fallait pour que Netflix embarque sur ce projet – après des séries comme Les hommes de l’ombre (diffusée sur France 2) et surtout la mini-série Carlos qui a reçue un Golden globes en 2011.

Malheureusement la mayonnaise ne prend pas et l’on passe son temps à se demander pourquoi les dialogues sonnent aussi faux et pourquoi l’intrigue semble autant flotter autour d’une histoire pourtant tissée serré sur le thème de la concurrence entre deux hommes pour le pouvoir.

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Caméras corporelles, acte 1.

Ce lundi matin, le 84è congrès de l’Acfas a été l’occasion d’assister à plusieurs conférences intéressantes sur la question du port des caméras corporelles pour les policiers et des caméras embarquées dans les autopatrouilles.

De nombreuses limites légales et techniques

Les premières des questions qui sont généralement abordées sur l’utilisation des caméras par les corps policiers sont évidemment celles des limites légales de l’exercice, puisque la question du respect de la vie privée des citoyens, mais aussi le droit à un procès équitable sont – entre autres – au coeur de la question.

Policiers, chercheurs et procureurs se sont donc succédés au tableau pour aborder les limites de l’exercice dans lequel de nombreux corps policiers hésitent à se lancer pour des raisons différentes qui ne tiennent pas uniquement aux enjeux juridiques mais aussi financiers.

Les interventions ont amené des interrogations aussi variées que : doit-on filmer en présence d’un mineur ; le policier peut-il prendre l’initiative d’allumer, mettre sur pause ou couper la caméra sans risquer de porter atteinte aux droits des citoyens concernés ; la vidéo peut-elle être vue par le patrouilleur avant la rédaction de son rapport, un rapport de visionnement doit-il être fait ; qui pourra avoir accès aux images ; les images peuvent-elles servir d’outil de contrôle de formation pour les policiers, comment conserver les images et quels supports techniques utiliser ?

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Réduire Daesh au silence (1) : les médias sociaux

DAESH ET INTERNET 

Limiter l’accès à Internet

La NSA vient récemment d’annoncer son intention d’intensifier la lutte contre Daesh sur Internet en tentant de limiter les moyens du groupe et de perturber leur utilisation du réseau.

Si la question du blocage des sites et des outils Internet continue de faire débat et semble, dans une large majorité des cas, inefficace il reste toutefois possible de limiter l’utilisation d’Internet par ce groupe terroriste à condition d’y mettre les moyens.

Reste la question de l’utilisation des systèmes et applications de cryptage par les terroristes, dont on sait que, bien qu’utiles aux groupes terroristes sur le plan opérationnels, ces outils sont toutefois limités dans leur portée et leur usage, d’autant plus que certains sont déjà accessibles aux services de renseignement.

À ce titre, de nombreux spécialistes des questions de sécurité et de cryptage s’entendent pour dire que l’accès des autorités à ces applications constituerait une atteinte démesurée aux libertés individuelles et serait surtout une fausse bonne solution.

Quand au fameux « Darknet » que le ministre de l’intérieur Français désignait comme l’antre du terrorisme virtuel, les spécialistes considèrent que l’utilisation des outils tels que le réseau Tor, reste extrêmement marginale, ainsi que le confirme cette étude.

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Daesh : un fossé entre le mythe et la réalité

Ceux et celles qui suivent ce blogue le savent je me suis donné pour règle de ne pas diffuser d’images ou de contenu produit par les terroristes de #Daesh.

Exception faite pour cette vidéo qui est loin d’entrer dans la catégorie des images habituellement mises sur Internet par cette organisation pour être ensuite rediffusées dans les médias .

On est en effet ici bien loin de la mythologie propagandiste de Daesh et plutôt en fait au coeur de la réalité que les terroristes tentent de nous cacher par la diffusion de leurs productions fictionnées et mises en scène afin de valider leur pseudo image de « soldats d’Allah ».

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Alors que depuis des années les médias nous plongent dans l’allégorie guerrière avec des couvertures mettant en scène les « têtes d’affiche » du terrorisme mondial, nous n’avons pas assez souvent l’occasion de voir ces mêmes terroristes dans la réalité de leur quotidien.

C’est ainsi que, lentement mais sûrement, s’installe dans l’esprit des gens qui ne connaissent pas de près ce phénomène une vision déformée et manipulée par les terroristes eux-mêmes de ce qu’est réellement cette réalité.

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Le feuilleton terroriste

L’opération était « top secret », mais on en connait déjà les coulisses dans L’express, l’avocat est lié par la confidentialité des échanges avec son client mais il se livre dans une longue entrevue sur ce qu’il a appris de lui lors de leurs entretiens…

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Page d’accueil de L’Obs : 3 premiers titres sur Abdeslam.

Une semaine après son arrestation, le quotidien Le Monde a pu consulter les procès-verbaux d’interrogatoire de Salah Abdeslam qui sont largement retranscrits dans le journal au mépris du secret de l’instruction.

L’arrestation de Salah Abdeslam s’est d’ailleurs déroulée sous le regard des caméras, diffusée en direct par les médias d’information en temps réel.

BFMTV entre en contact téléphonique avec l’un des frères Kouachi en pleine prise d’otages et certains déposeront ensuite une plainte, avant de la retirer, contre la chaîne pour « mise en danger de la vie d’autrui » après que des informations précises sur le lieu où se cachaient les otages aient été données en direct.

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