Pourquoi un balado

AU DÉBUT ÉTAIT LE SON

Les premières diffusions radiophoniques remontent au début du 20e siècle.

Pour ma part, je suis de la génération des images.

Amstrong faisait ses premiers pas sur la lune à la télévision en même temps que moi les miens dans le salon de mes parents…

Les images ont, en grande partie, construit mon imaginaire et j’ai eu la chance de traverser une période où la télévision était une source fiable de savoir.

C’est certainement pour ça que j’ai longtemps cru que mes projets, qu’ils soient de fiction ou de nature documentaire, devaient êtres audiovisuels.

Et ce n’est qu’après après avoir proposé beaucoup de projets à des maisons de production télévisuelle que j’ai réalisé que ce que je voulais faire ne pourrait pas fonctionner à la télé.

L’IMPROBABLE PRODUCTION TÉLÉVISÉE

Ce n’est pas que mes projets n’intéressaient pas les sociétés de production puisque j’ai obtenu des options* sur de nombreux concepts.

Malheureusement, il y a un pas de géant entre un concept de série documentaire et le fait qu’une chaîne de télévision accepte d’embarquer dans une production.

La principale contrainte dans mon cas est que je m’intéresse à de vieux dossiers et que cela représente un coût très important en budget de reconstitution.

Et puis l’époque est à la télé-réalité et non à mener une enquête de fond qui risque de durer des mois sans que l’on sache où elle va mener.

Enfin, il est difficile de faire parler des gens à la caméra quand on enquête sur des sujets difficiles qui pourraient mettre en cause les pouvoirs publics…

COMMENT JE SUIS MONTÉ DANS LE TRAIN DU BALADO

C’est Bruno Guglielminetti qui m’a donné, avec son balado « Mon Carnet » le goût d’écouter de façon rapidement compulsive des balados de toutes les sortes et sur tous les sujets.

C’est lui encore, je l’en remercie, qui m’a encouragé lorsque j’ai commencé à vouloir faire mon propre balado.

Au départ, je n’avais pas fait le lien entre le balado et mon désir de mener des enquêtes documentaires et je me suis donc contenté de réaliser de courtes entrevues sur différents sujets.

C’est comme ça que j’ai lancé mon balado personnel, Hors-Pistes, avec quelques émissions plus ou moins bien réussies.

LA MORSURE DU SON

J’ai débuté par de courts épisodes.

L’un sur une conférence du professeur de sociologie Rachad Antonius :

 

L’autre avec la maman du jeune Sébastien Métivier (Disparu sans laisser de traces il y a plus de 30 ans) :

 

Puis, j’ai poursuivi avec l’entrevue du documentariste Stéphan Parent, qui explique justement très bien toutes les difficultés de sa passion.

Et j’ai très vite réalisé le formidable potentiel d’un média qui pouvait me libérer des contraintes que j’avais rencontrées dans mes projets télévisés tout en conservant une grande force de récit et d’évocation.

DÉPASSER LE MUR DU SON

Et donc, un jour, lorsqu’un projet télévisé qui me tenait particulièrement à coeur a été repoussé pour la énième fois par une maison de production pourtant pleine de bonne volonté, je me suis lancé et je suis allé présenter mes idées à Radio-Canada.

Vous connaissez la suite en ce qui me concerne…

Pour la petite histoire, le projet en question n’est pas celui de l’affaire de Marie-Paule Rochette… mais c’est celui dans lequel je viens de me lancer depuis plusieurs semaines et dont vous entendrez parler dans quelques mois…

LA FORCE DU BALADO

Même si on le dit en pleine expansion, l’univers du balado reste en partie confidentiel pour des raisons que j’évoquerai dans un autre billet sur ce blogue.

Il gagne cependant en présence et en crédibilité à chaque nouvelle production de qualité et à l’ère de la portabilité je suis convaincu que c’est un média d’avenir.

Si vous avez des idées ou des projets, le meilleur conseil que je peux vous donner est de foncer et de tout faire pour essayer de réaliser votre projet sous la forme d’un balado.

Comment ?

C’est ce dont je vous parlerai dans les prochains articles de ce blogue.

Bonne balade !

* On appelle une « option » le fait qu’une maison de production se réserve le droit de disposer et représenter votre concept ou projet pendant une durée allant généralement de un à deux ans contre le versement d’une petite somme d’argent.