Le terrorisme d’opportunité

« Attentat de Nice, huit mois d’enquête et toujours pas de trace de l’État islamique »

C’est le titre, cette semaine, d’un article de Libération qui, après avoir pris soin de préciser que l’enquête n’a peut-être pas tout mis à jour, explique que les enquêteurs antiterroristes n’ont pu trouver aucun lien entre l’auteur de l’attentat et l’organisation qui l’a revendiqué.

À ce jour donc, Daesh n’aurait pas aidé à la préparation de cet attentat et ne l’aurait pas directement ordonné…

Au milieu des attentats les plus meurtriers en Europe – qui sont reliés non seulement à Daesh ou Al qaida mais aussi à d’anciens réseaux djihadistes restés opérationnels sur le territoire européen – on remarque clairement l’émergence d’une nouvelle forme de terrorisme dont les auteurs agissent souvent sans liens structurels directs avec des organisations terroristes.

Ces attaques, souvent individuelles, (Un homme attaque trois militaires à Nice en janvier 2015, l’attaque contre les locaux de Air-Products à Saint-Quentin-Fallavier en juin 2015, L’attaque de militaires à Valence en janvier 2016l’attaque de Saint-Jean-Sur-Richelieu en novembre 2014, attaque d’Orlando en juin 2016… entre autres) laissent derrière elles beaucoup de questions quant aux motivations et l’état mental des auteurs de ces crimes souvent commis avec un minimum de préparatifs et des moyens rudimentaires.

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La peur comme outil sécuritaire

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Dans les années 50, hantés par le spectre d’une attaque nucléaire entretenue dès la fin de la guerre, plusieurs pays mettaient en place des plans de protection contre les effets d’une attaque éclair.

À travers différentes revues comme le « Civil defence information bulletin », on expliquait aux citoyens inquiets les dangers de la bombe et on leur donnait de brillants conseils pour se protéger de ses effets, comme celui de s’accroupir sous les tables des bureaux d’écoliers pour les enfants.

Dans les années 60, le climat de psychose était à son comble et des gens se construisaient eux-mêmes leurs propres abris anti-nucléaires…

La guerre froide, qui durera jusqu’à la fin des années 80, s’est cristallisée autour de la peur du communisme et d’un retour vengeur de l’URSS que les américains ont longtemps soupçonné de vouloir envahir à nouveau l’Europe.

Dans les familles on pensait naïvement que les mesures comme le « Duck and cover » pouvait servir à protéger la population des attaques nucléaires.

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