Qui a tué l’informateur Claude de Serre ?

 

Où est le second meurtrier de Claude de Serre ?

Le Hell’s René « Balloune » Charlebois, condamné pour ce crime, n’était pas seul au moment de l’assassinat de l’informateur Claude de Serre !

Petit rappel des faits : en février 2000, l’informateur de la SQ et du SPVM, Claude de Serre, était tué d’une balle dans la tête alors qu’il était en mission d’infiltration pour laquelle il portait un « body pack », un micro dissimulé sur lui. Il était sous la surveillance de deux policiers qui disent avoir perdu sa trace alors qu’ils mangeaient au restaurant durant la surveillance de leur informateur.

Le Hell’s René « Balloune » Charlebois qui s’était évadé, on le sait maintenant, pour régler ses comptes avec l’ex policier Benoît Roberge a été le seul condamné plus de 4 ans après les faits. Pourtant…

Le deuxième homme !

À qui appartient la seconde voix sur l’enregistrement du « body pack » que portait de Serre au moment de sa mort ?

Car, mes sources m’indiquent que Claude de Serre, envoyé sur le terrain au contact de Hell’s angels aurait rencontré non pas un seul, mais au moins deux assassins ce jour là !

Une information qui n’est encore jamais ressortie de ce dossier…

Il a été interrogé par les Hell’s avant d’être abattu, puis transporté sur le lieu où on l’a découvert.

La seconde voix qui se trouve sur l’enregistrement du « body pack », n’a toujours pas été identifiée à ce jour !

Un informateur important sans « back-up »

Claude de Serre était un informateur important et tous les policiers à qui j’ai parlé me confirment que ceux qui portent sur eux un « body pack » le font parce qu’ils participent aux opérations de premier plan.

Pourtant, il continuait à être au contact d’individus dangereux alors même que l’on savait que la liste d’informateurs sur laquelle il se trouvait était aux mains des criminels !

On ne pouvait ignorer, du côté des policiers, qu’il y avait des risques pour de Serre.

Comment a-t-il pu se retrouver seul avec ses tueurs ?

Tous les policiers à qui j’ai pu parler de façon officieuse sont formels, Claude de Serre n’aurait jamais du être « perdu » !

Où étaient les policiers ?

Des policiers d’expérience au SPVM et à la SQ, sont d’accord sur un point : jamais ils n’auraient laissé seul un informateur de ce calibre dans une telle situation.

Mieux encore, à part de très rares exceptions, jamais un informateur avec un « body pack » n’est laissé sans un important dispositif policier de cinq à sept voitures et plusieurs enquêteurs pour intervenir si besoin.

« Perdre » un informateur dans la nature

Perdre la trace d’un informateur dans ses conditions aurait du déclencher une « alerte rouge » du côté des forces de l’ordre, avec pour but de retrouver coûte que coûte l’agent infiltré.

Au lieu de ça, les enquêteurs mangeaient paisiblement au restaurant.

Sont-ils rentrés tranquillement chez eux ensuite ou allés aux danseuses tandis que leur informateur se faisait assassiner ?

Un informateur gênant à en mourir ?

Encore une fois, une série incroyable d’incohérences vient jeter le doute sur les éléments d’une affaire à laquelle est lié le nom de Benoît Roberge !

Comment peut-on mettre des années à identifier la voix d’un Hell’s angel au casier judiciaire archi chargé, un proche de Mom Boucher ?

Et surtout, pourquoi le second homme n’a jamais été retrouvé ?

Qui sont ces policiers qui ont « perdu » de Serre et à quel service appartiennent ils ?

Benoît Roberge, l’ex policier en « affaires » avec René « Balloune » Charlebois est-il intervenu dans ce dossier ?
Était-il sur le terrain ce jour de février 2000, ou est-il intervenu dans l’enquête sur ce meurtre ?
Benoît Roberge a-t-il  contribué à améliorer les conditions de détention de Charlebois avant que celui-ci ne s’évade ?

Claude de Serre, Dany Kane et René “Balloune” Charlebois,  informateurs de police et liés de près ou de loin à Roberge sont morts.

Claude de Serre, a-t-il été délibérément envoyé à la mort ou lâché par les policiers ?

Ces questions ne peuvent rester sans réponse encore longtemps !

– Paru dans le JdM le 18 octobre 2013

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