Enquête interne sur les enquêtes internes…

Ce lundi 20 juin, TVA Nouvelles et le Journal de Montréal, annonçaient que le responsable des enquêtes internes du SPVM, monsieur Costa Labos, faisait l’objet d’une enquête criminelle, enquête qui serait menée par le service des normes professionnelles de la SQ (équivalent des enquêtes internes).

Plusieurs articles citent mon nom dans le cadre de ce dossier, une rencontre entre Roger Larivière et moi ayant fait l’objet d’une surveillance et d’un rapport faisant état d’un déjeuner entre lui et moi.

J’avais, quelques jours après ce déjeuner, relaté sur mon blogue du Journal de Montréal cette rencontre et la présence de policiers qui prenaient un copieux petit déjeuner dans un café de l’avenue Mont-Royal en même temps que nous. (Billet qui n’est malheureusement plus en ligne).

Le contentieux entre Roger Larivière et le SPVM remonte à bien avant ma rencontre avec lui, mais il semble que notre déjeuner, pourtant fait au vu et au su de tout le monde dans un endroit public, ait été le prétexte à chercher de nouveaux tracas à ce policier qui poursuit son employeur pour des « dommages importants » qu’il estime à 500.000$.

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Billard à trois bandes au SPVM

Onde de choc ce lundi 6 juin au sein du SPVM avec l’annonce mouvementée du « départ » du commandant Ian Lafrenière de la section des communications et relations médias du SPVM dont il faisait partie depuis vingt ans.

Démis de ses fonctions

Annoncé comme ayant été « démis de ses fonctions » par les médias, dont certains reformulent ensuite plusieurs fois les titres de leurs articles en ligne, il apparaît clairement que le commandant Lafrenière n’a pas fait l’objet d’une promotion et que son retrait de ce poste ne faisait pas partie de son plan de carrière. L’intéressé n’est d’ailleurs même pas présent au moment de l’annonce de la nouvelle.

Une annonce qui n’est pas un « déni » selon les termes de Philippe Pichet, nommé directeur du SPVM en août 2015.

Reste que cette décision a clairement été imposée à l’intéressé, ce que reconnait d’ailleurs le chef du SPVM.

Au delà de la polémique lancée par certains médias, ce changement qui aurait du être mûrement préparé et annoncé sereinement s’est plutôt déroulé dans un climat de confusion alors qu’on évoquait dans le même temps une refonte complète de la structure de communication du SPVM et la nomination d’un civil à la tête du nouveau bureau tout en confiant temporairement la responsabilité à une policière.

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(Source SPVM)

La fin de « l’ère Lafrenière » 

Après avoir été responsable des relations médias depuis 2005, Ian Lafrenière a pris la direction de la Section des communications et relations médias en 2012, alors que le mouvement de contestation étudiant plaçait le SPVM au centre de l’attention médiatique.

J’ai eu l’occasion de souligner dans mon livre Enquête sur la police et dans de nombreux textes la façon très contestable avec laquelle le SPVM est intervenu autant le terrain que dans les médias pour justifier les méthodes employées à l’époque.

Les tribunaux ont d’ailleurs depuis donné largement raison à ceux et celles qui critiquaient les moyens utilisés pour limiter le droit de manifester.

Malgré les nombreuses voix qui s’élevaient pour protester, le service des communications du SPVM avait alors mis en place une véritable stratégie médiatique afin de couvrir l’action des troupes sur le terrain.

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SPVM : une dangereuse spirale de violence

 

Du point de vue du maintien de l’ordre en général, la manifestation du 3 avril dernier s’est plutôt bien déroulée.

Le SPVM, malgré quelques actes de violence en fin de manifestation de la part de certains individus, n’a pas procédé à des arrestations de masse et semble avoir limité ses tirs d’armes de défense au strict minimum (bien qu’il existe au moins un cas d’une personne disant avoir été atteinte par un tir de balle plastique sans motif valable.)

Cependant, derrière les apparences, se profile un autre constat plutôt inquiétant car pernicieux et révélateur d’un certain courant de pensée qui gagne une partie des troupes policières depuis le printemps 2012.

Avant de poursuivre sur ce point, je tiens à vous préciser que je fais ici référence à une minorité de policiers et que je ne place pas tous les membres des forces de l’ordre dans le même sac…

Que s’est-il donc passé de particulier le 3 avril dernier ?

Des incidents isolés qui font suite à d’autres incidents du même type lors d’autres manifestations et qui, mis bout-à-bout, indiquent clairement que certains policiers s’en prennent en particulier et individuellement à certains manifestants pour des motivations personnelles.

J’ai noté, alors que je faisais des recherches pour mon livre, que certains policiers développaient une aversion particulière à l’encontre de certaines catégories de manifestants, jugés par eux comme anti-système, donc anti-police.

Évidemment, cette catégorie de manifestants, souvent plus vindicatifs que les autres, existe et revendique et manifeste chaque fois que l’occasion se présente.

Est-ce une raison pour s’en pendre particulièrement à eux, les attaquer plus directement ou serrer plus fort les menottes quand leurs poignets sont à l’intérieur ? Bien entendu que non.

Mais au delà de cette réaction viscérale inacceptable – même si d’un point de vue psychologique elle peut s’expliquer sans se justifier –  on assiste désormais à des attaques ciblées et des coups portés directement contre des « ennemis » identifiés par les policiers eux-mêmes.

L’homme de plus de 70 ans qui a été poussé au sol par un policier lors d’une charge prenait des photos (C’est le SPVM qui me l’a indiqué), le jounaliste de TVA, Kévin Crane, qui a été aspergé de gaz par en dessous de sa caméra filmait les policiers hors de la manifestation, un photographe indépendant, Shane Murphy, a reçu une balle caoutchouc tirée à courte distance alors qu’il prenait des clichés et un autre journaliste qui prenait lui-aussi des photos, s’est fait pousser par dessus un muret…Capture d’écran 2014-04-05 à 22

Et ces exemples ne sont que quelques cas parmi de nombreux autres ces derniers mois.
Depuis deux ans, les exemples sont nombreux et vont de journalistes de CUTV à ceux de La Presse, en passant par plusieurs autres indépendants.

Ainsi, pour certains policiers, les manifestations sont l’occasion d’exercer de basses vengeances personnelles contre ceux qui, selon eux, font partie du problème qu’ils combattent ou ont seulement le tort de vouloir montrer ce qui se passe sur le terrain des manifestations.

Pour chacun de ces cas, certains trouveront une bonne raison à l’intervention des policiers.

J’espère toutefois qu’ils n’oublieront pas que les journalistes doivent pouvoir exercer en tout temps leur métier sans risquer d’être inquiétés, bousculés ou battus comme c’est le cas dans les pays totalitaires.

Au delà de ces considérations importantes, ces cas révèlent un dangereux glissement vers une spirale de violence exercée par des représentants de l’autorité publique selon des motivations et à des fins toutes personnelles.

Une forme de violence qui ne semble pas suffisamment importante aux yeux du corps policier pour qu’il communique à ce sujet sur son intention claire et ferme d’y mettre rapidement fin.

Une forme de violence qui soulève, au moins autant que les autres auxquelles elle s’ajoute, un profond sentiment d’injustice qui ne va pas manquer d’exacerber les tensions et les frustrations et risquer – je ne le souhaite pas mais le crains – de se retourner aussi un jour de façon individuelle contre ses auteurs si ils demeurent impunis.

Car, une spirale de la violence, si elle n’est pas brisée, revient toujours à son point de départ.

PS : Je précise que je ne fais aucune hiérarchie dans les actes de violence et qu’un citoyen blessé ou maltraité n’est pas moins important à titre personnel qu’un journaliste et qu’un policier. Mais l’objectif visé quand un policier s’en prend à un photographe ou un caméraman professionnel, revêt, lui, une certaine importance et envoie un message tout particulier.
Je précise enfin que je ne pratique pas la critique à sens unique et qu’il est déplorable qu’un policier qui fait son travail soit blessé dans l’exercice de ses fonctions. Cependant à la différence des casseurs qui doivent rendre des comptes à la justice, les policiers brutaux doivent aussi rendre des comptes aux citoyens qui payent leurs salaires avec leurs impôts et pour qui, au fond, ils travaillent.

– Paru sur le site du JdM le 6 avril 2014

SPVM : le bal de l’inélégance !

Je parlais, dans un article précédent, de gestes qui n’ont plus aucun rapport avec l’exercice normal d’une activité de maintien de l’ordre ou des geste professionnels en vue de procéder à une arrestation.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas intimement le métier de policier, une arrestation n’a rien d’un bal élégant entre des policiers et un individu x ou y.
Pourtant, les images ci-dessous n’ont aucun rapport avec une technique de police ou une procédure d’arrestation.
Quatre « incidents » en une seule manifestation… Quatre que j’ai relevés de mon côté. Combien en tout ?
Il est évident qu’il s’agit de débordements inacceptables de la part de policiers, peut-être excédés, mais qui n’ont aucun droit d’exprimer ainsi leur ressentiment.
Le directeur du SPVM ferait bien de prendre la mesure de ces comportements qui, sans réponse disciplinaire, vont se répéter encore et encore.
S’il ne le fait pas pour les victimes de ces comportements, qu’il le fasse pour la sécurité de ses propres policiers.
En France, dans les années 1990, j’ai vu s’installer le même type de dérive où les policiers mêlaient intervention et petite vengeance personnelle.
Les policiers ont alors eux-mêmes quittés les rangs anonymes des forces de l’ordre et des représailles toutes aussi personnelles et condamnables ont commencées à voir le jour.
L’État, par la mission qui est la sienne, détient le pouvoir d’exercer une certaine forme de violence dans certaines circonstances et sous le contrôle de la loi et des juges.
Les policiers se doivent à tout prix de rester dans ces limites car quand on s’éloigne de la loi on entre dans le cercle vicieux de la vengeance.
Il en va de la paix sociale, un bien largement plus précieux que la fierté ou l’égo d’un policier.

Policier jette la planche à roulette d'un jeune arrêté.

Policier jette la planche à roulette d’un jeune arrêté.

Policier pousse un photographe sur un muret

Policier pousse un photographe sur un muret

Policier tire sur un photographe

Policier tire sur un photographe

Policier pousse un homme au sol sur son vélo

Policier pousse un homme au sol sur son vélo

Brutalité flagrante

Comme nous en avons l’habitude désormais, la manifestation de cet après midi s’est terminée par divers incidents et quelques arrestations.
Le SPVM, fidèle à sa méthode d’intervention a procédé à quelques charges en vue de disperser la foule.
Il y a eu quelques arrestations, mais aussi quelques blessés.

Un incident en particulier a retenu mon attention, c’est celui de cet homme blessé à la tête.
Interrogé sur la nature de cette blessure, le SPVM répondait ceci par l’intermédiaire de son compte Twitter :

Capture d’écran 2014-04-03 à 22.19.16

Ainsi, selon la police, il ne ferait aucun doute que l’homme aurait été blessé par un projectile qui viendrait probablement des manifestants…

Pourtant, plusieurs vidéos de très bonne qualité, ni tronquées ni partielles, viennent éclairer cet incident sous un jour très différent et démontrer plutôt que l’homme a été bousculé par un policier lors d’une charge.


(©vidéo 99% Média)

On voit clairement que l’homme a été heurté puis poussé par dessus son vélo avant de heurter le sol lourdement.

À la lumière de ces éléments, pour éviter que tout doute subsiste sur les circonstances de cet incident, le SPVM devrait immédiatement annoncer l’ouverture d’une enquête interne.

Vu le nombre d’incidents les années précédentes, le directeur lui-même devrait afficher cette volonté de transparence.

Personne ne peut dire que cette homme a été blessé par des manifestants, la lumière doit être faite sur cette affaire pour éviter que la défiance ne s’installe plus encore dans l’esprit des gens.

Il est temps…

Ci-dessous, la séquence en quelques images :

L’homme ne fait que se trouver sur le passage du policier.

L’homme est poussé au sol.

L'homme chute, tête vers le sol, qu'il va heurter violemment...

L’homme chute, tête vers le sol, qu’il va heurter violemment…

Le mythe des « supers flics »

LA LONGUE LISTE DES CAS ISOLÉS

Ce sont des « supers-flics », « les big shot », les stars de la police.
Ils gèrent les gros dossiers ou les affaires ultra sensibles, ils connaissent tout du milieu criminel et même jusqu’aux prénoms des enfants des voyous.
Ils sont en haut de l’affiche, leurs noms sont des modèles, les collègues les admirent ou les jalousent.
Ils ont la confiance des boss, les honneurs de la presse et la reconnaissance du public.
Et un jour ils plongent.

Ils s’appellent Ian Davidson, Benoît Roberge ou encore Serge Lefebvre (et j’en oublie).

Serge Lefebvre, le policier décoré pour avoir tiré sur un preneur d’otage.
Le pro de la gestion des fichiers archi-confidentiels, Ian Davidson.
Et la bête noire des Hells, Benoît Roberge… qui s’avérera travailler quasiment plus pour eux que pour la police.

LES SUPER-HÉROS DE LA POLICE

Ils sont tellement « bons » qu’ils travaillent en solo, dans leur coin, presque plus de comptes à rendre.
Les boss surveillent d’un œil leur travail et de l’autre les premières pages des journaux.
Ils sont tellement « forts » qu’ils font des jaloux bien entendu, mais le patron écoute ça d’une oreille distraite tandis que dans l’autre les compliments de la haute hiérarchie pleuvent.
On leur passe leurs petites manies, les caprices, les plaintes des voyous et on repousse gentiment les rumeurs de compromission ou de pots-de-vins.
Ce sont les super-héros de la police, les intouchables, les Eliot Ness du SPVM, de la GRC ou de la SQ.

Mais comment est-ce qu’on en arrive là ?

Tout simplement parce qu’ils sont utiles à la « maison police » en faisant la grosse part du boulot, avant de devenir eux-mêmes les monstres qu’ils sont censés combattre.

LES MARCHES DE L’ESCALIER DE LA GLOIRE

Pour les grands patrons, ces gars là sont les marches de l’escalier de la gloire, du pouvoir et de la réussite.
Ils deviennent même parfois l’image du service. Du pain béni que ces shérifs des temps modernes.
Et les journalistes ? Les journalistes aiment les belles formules, les héros et les belles actions, ça fait vendre de la copie ma brave dame !
Tout le monde y trouve son compte, notre super-flic aussi bien entendu, puisqu’il a désormais carte blanche.
Mais l’escalier de la gloire est vachement glissant et à force de regarder au fond de l’abîme, on oublie que l’abîme aussi regarde au fond de nous (merci Nietzsche).

BOMBES A RETARDEMENT

Souvent, quand on se rend compte en interne que certaines choses ne tournent pas rond – plusieurs signaux d’alerte n’ont manifestement pas été vus dans la plupart de ces cas – il est trop tard pour revenir en arrière.
Les policiers en questions sont devenus de véritables bombes à retardement qui en savent tellement sur leurs propres turpitudes et les errements du système que la seule chose que la hiérarchie soit capable de faire avec eux, c’est de les écarter tranquillement en leur offrant un beau poste dans un placard.
Tu veux aller à Interpol ? C’est prestigieux et bien payé. C’est plus du boulot de flic, mais justement, on voudrait que tu prennes tes distances avec tout ça et surtout,. surtout… que tu fermes ta gueule.
Mais parfois il est trop tard. Trop d’égo, trop de compromission, trop de laisser aller de la part des patrons qui ne savent plus où mettre les médailles sur leurs beaux vestons au bal de la police.

Et boum, un Lefebvre. Boum un Davidson. Boum, un Roberge.

AVEUGLEMENT VOLONTAIRE

Quand j’étais officier de police à la direction centrale de la police judiciaire en France, il y a eu un cas d’un policier de l’office de lutte contre le grand banditisme qui a été arrêté et emprisonné.
Un jeune gars à qui les patrons avaient donné carte blanche parce qu’il se débrouillait bien et avait des « contacts » chez les voyous.
Moralité, il balançait des infos aux braqueurs… Si vous saviez la haine que les policiers avaient contre ce type… et contre ses boss qui l’avaient laissé aller ainsi.
Rassurez-vous, le gars a été en prison. Les boss eux ? Rien, ils n’étaient au courant de rien.
À l’époque, l’affaire avait fait toute une commotion dans le milieu policier.
Récemment, un autre cas a défrayé la chronique. Un commissaire de police cette fois.
Deux cas de ce niveau en quinze ans, c’est beaucoup. Ça a fait grand bruit dans la police française. De gros dégâts médiatiques pour l’image d’intégrité de ce métier.
Et que personne ne vienne dire à leurs collègues que c’est le syndrome de Stockholm.
C’est juste de la trahison. Encouragée par la lâcheté de leur hiérarchie.
Je suis certain qu’en ce moment beaucoup de policiers Québécois souffrent en silence de ce qu’ils lisent et entendent dans les médias.
Certains savaient ce qui se tramait et n’ont rien dit. D’autres ont peut-être fait part de leurs doutes.
Mais la machine policière aime encore moins ceux qui ne vont pas dans le sens du système que ceux qui en transgressent les règles.

ABSENCE DE REMISE EN QUESTION

Serge Lefebvre, était un policier exemplaire.
C’est du moins ce que disaient ses patrons, n’oublions pas qu’il avait été décoré pour action méritoire (un de ses collègues dira plus tard qu’on avait alors décoré « un malade »).
La commission de la police du Québec et la sûreté du Québec avaient pourtant mené des investigations, mais les deux enquêtes avaient été avortées.
Il avait seulement commis 300 vols sur le territoire de Sainte-Foy où il travaillait.
Et puis un jour il a tué deux autres autres policiers, Yves Tétu et Jacques Giguère.

Au delà des intérêts personnels des uns et des autres, dont je suis convaincu qu’ils existent pour les avoir de nombreuses fois rencontrés au sein de différents services de police dans plusieurs pays, il y a cette culture du secret, cette absence de remise en question qui sont toujours les toiles de fond de ces drames.

Car, on aurait du se montrer attentif aux signaux qui s’étaient mis au rouge sur la route de ces policiers.

Le fils de Davidson sortait avec la fille du caïd Steven « Bull » Bertrand, Benoît Roberge s’est trouvé de près ou de loin au cœur de plusieurs affaires pour le moins surprenantes, et Serge Lefebvre était enquêté et avait commis 300 vols.

On n’a pas voulu, on n’a pas pu… Peu importe après tout.

Il est grand temps de changer cette culture de la gloriole et du super-flic pour celle de la transparence et de l’imputabilité.

ADDENDA : le sergent-détective Philippe Paul, qui a été suspendu en avril 2014 suite à des allégations de collusion avec des sources, a été blanchi par l’enquête menée à son sujet.
L’information a fait l’objet d’un entrefilet alors que les allégations avaient fait les gros titres de plusieurs médias. Il a depuis pris sa retraite et écrit un livre.

 

– Paru au JdM le 30 janvier 2014

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