Qui est la « Garde citoyenne du Québec » ?

Qui sont les membres de la « Garde citoyenne du Québec » ?

Ce mouvement a été crée en avril 2014 par trois administrateurs, ainsi que l’indique le registraire des entreprises du Québec.
Michaël Guay-Lachapelle et Girard Frédéric sont, avec monsieur Patrick Leclerc, les administrateurs inscrits au registraire.
J’ai parlé hier après-midi avec monsieur Patrick Leclerc qui occupe la fonction de président de la Garde.
Regroupement citoyen à vocation survivaliste, le groupe compterait, selon monsieur Leclerc, 130 membres inscrits à travers tout le Québec et qui payent une cotisation.

Que fait la Garde citoyenne du Québec ?

Outre ses activités de sécurité lors de manifestations ou évènement sportif, monsieur Leclerc évoque le rôle de soutien de la Garde à la population par des actions citoyennes comme la distribution d’eau potable lorsque des gens en sont privés.
En outre, les membres « opérationnels » de la Garde seraient formés à l’autodéfense ainsi qu’aux méthodes de premier secours, l’organisation proposant d’ailleurs des cours payants de secourisme, ainsi qu’il est possible de le constater sur leur page Facebook.

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Aux États-Unis la cible est noire…

Michael Brown, Tamir Rice, Justus Howel et mardi Walter Scott sont les dernières victimes noires des tirs des policiers américains.

Est-il permis de penser qu’il existe réellement aux États-Unis une culture qui conduit les individus de race noire à être plus ciblés que les blancs ?

Oui répondrons sans hésiter certains, il suffit de voir la liste des cas qui se succèdent.

Or, il existe peu de statistiques officielles qui prennent en compte les caractéristiques raciales des personnes tuées par les corps policiers et une analyse globale à l’échelle du pays semble donc impossible.

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Cependant, certaines organisations recensent les données ouvertes à ce sujet et la revue Mother Jones a collecté des données très intéressantes sur le sujet, comme le démontre le tableau ci-dessus.

Toujours selon ce site, ce sont 4813 personnes qui sont mortes entre 2003 et 2009 lors d’une intervention policière ou lorsqu’elles étaient sous la responsabilité de la police.

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Police américaine, Walter Scott devait mourir.

La vidéo fait le tour des médias et des réseaux sociaux.
On y voit un policier tirer à huit reprises sur un homme noir qui prend la fuite.

Même si les premières images laissent voir un contact entre Walter Scott (l’homme au t-shirt vert) et le policier, il apparaît clairement qu’à aucun moment la vie de ce dernier n’est en danger alors qu’il déclenche son tir.

Plusieurs moments de cette vidéo me semblent spécialement révélateurs de la gravité de la situation :

– Le policier fait feu à huit reprises, le huitième tir étant fait après un court laps de temps qui a servi à ajuster le tir sur l’homme qui courait de dos.
– Après son tir, le policier se rend tranquillement auprès de l’homme qui est au sol, vraisemblablement agonisant.
– Au lieu de se dépêcher de procéder aux gestes de premiers secours, le policiers lui passe les menottes.
– L’homme reste de longues minutes, face contre terre sans même que le policier ne tente de le placer dans une position de premier secours ou d’évaluer ses blessures.

Que dire de cela, si ce n’est que Walter Scott devait mourir ?

Après avoir fait feu sur un homme désarmé le policier fait sciemment le choix de laisser Walter Scott mourir face contre terre.

Cette vidéo représente à elle seule tout ce qui est reproché au système policier américain, l’application de la peine de mort dans la rue et l’impunité dans la plupart des cas.

Sans la vidéo d’un passant le policier, qui bénéficiait d’une campagne de soutien, s’en serait tiré à bon compte.

Et la question revient, lancinante… Combien d’autres Walter Scott passés sous silence ?

Déontologie mode d’emploi

Contrairement à ce qui est rapporté dans plusieurs journaux ces derniers jours, le commissaire à la déontologie n’a pas « ordonné l’ouverture d’une enquête » sur le cas de la manifestante Noémie Tremblay-Trudeau.

En réalité, le commissaire ne peut ordonner une enquête de sa propre initiative mais doit faire suite à une plainte.
D’autre part il fait mener cette enquête – après plainte – par ses propres services et sous sa direction.

À la date d’hier, le commissaire à la déontologie avait reçu six plaintes au sujet de cette affaire, mais il n’est pas possible – pour des raisons de confidentialité – de savoir si l’une d’elles émanait de Noémie Tremblay-Trudeau.

Il faut souligner que bien que le commissaire se soit engagé directement dans la voie d’une enquête, il peut toujours organiser une conciliation au moment où il le jugerait opportun compte tenu des éléments du dossier.

Enfin, dans l’immense majorité des cas, les policiers refusent de participer au processus d’enquête du commissaire.

Mort de Jason Harris : questions pour une intervention

En juin 2014, la mère de Jason Harris, un homme de 38 ans qui souffrait de maladie mentale, appelle la police pour qu’il soit conduit à l’hôpital.

Quand les policiers se présentent sur les lieux la mère ouvre la porte, cédant le passage à son fils qui tient un petit tournevis dans les mains.

La situation est calme, jusqu’à ce que…

Pour changer un peu de méthode, au lieu de mettre en cause les conditions de l’intervention, je vais poser quelques questions après le visionnement de cette vidéo.

1/ Pourquoi ne pas avoir dégainé le Taser ou sorti la matraque (à la ceinture du policier de droite) en voyant l’homme avec un tournevis en main ?
2/ Pourquoi ne pas avoir continué à lui parler avec calme et détermination pour essayer de désamorcer la situation ?
3/ Pourquoi ne pas avoir opéré un recul stratégique (le policier de gauche pouvait s’éloigner de la porte d’entrée et celui de droite reculer le long de la porte de garage) ?
4/ L’homme menaçait-il de vous frapper au moment du déclenchement du tir ou avançait-il simplement le tournevis à la main ?
5/ Pourquoi avoir tiré à trois reprises alors qu’il est manifeste que l’homme est touché dès le premier tir ?
6/ Les premiers soins ont-ils été immédiatement apportés au blessé ?

Je reste convaincu que dans beaucoup de situations de tirs mortels, il y a un moment, un instant clef, où on aurait pu agir différemment et sauver une vie.