Ce que nous cache Malaysia Airlines


OUBLIONS LES HYPOTHÈSES

Je ne reviendrais pas ici une nouvelle fois sur les nombreuses pistes, y compris les plus surprenantes, au sujet de ce que peut-être devenu le désormais fameux vol MH370.
Mon billet d’avant hier dressait une liste des hypothèses qui restent encore tout à fait plausibles et celui d’hier, avec une information exclusive, ouvrait la porte à de nouvelles réflexions sur le sujet.
Aujourd’hui, nous apprenons que la CIA conserve une option ouverte sur la piste terroriste comme on peut le lire dans cet article du journal de Montréal.
Bref, entre ce que disent les autorités aériennes, le gouvernement Malaisien et les militaires, c’est une véritable cacophonie.
À cet égard, le récent cafouillage des militaires qui disent avoir constaté un changement de cap de l’avion avant de devoir se rétracter est symptomatique d’une situation que l’on cherche à garder sous contrôle.

Et j’ai acquis une certitude au sujet de ce dossier, c’est que l’on nous cache des éléments très importants.

DES INFORMATIONS EN COURS DE TRAITEMENT

Une information sur l’existence d’un travail en cours sur des données de vol, combinée à des recherches menées auprès de rares compagnies spécialisées dans l’analyse des données de vol m’a permis d’acquérir la certitude qu’il existe bel et bien des données techniques au sujet du vol MH370.

Ces informations restent non seulement inconnues du grand public, mais elles viendraient de plus contredire la version d’une disparition soudaine de l’avion en plein vol, au moment où le contact radar aurait été perdu.

Selon les spécialistes du domaine aéronautique, ces informations techniques pourraient être les fameuses données ACARS dont les autorités Malaisiennes se refusent à confirmer l’existence.
Pour mémoire, ces données sont constituées par l’échange automatisé d’informations techniques sur le vol entre l’avion et les contrôleurs aériens.

Un fait de plus en plus incontournable alors que la compagnie Rolls-Royce, fabricant les réacteurs de l’avion, vient de faire savoir qu’elle a reçu des données ACARS en provenance du vol MH370 !

NIER L’EXISTENCE

Si de telles données existent bel et bien et qu’elles font l’objet d’une analyse technique pointue, pourquoi en nier l’existence ?
On peut évidement envisager une certaine prudence de la part des autorités ou considérer la culture du secret du gouvernement Malaisien qui chercherait ainsi à contrôler l’information et protéger l’enquête en cours.

Mais comment expliquer que, face à la pression de plus en plus forte du gouvernement Chinois et des pays qui ont des ressortissants impliqués, on garde encore le secret sur des informations qui sont susceptibles de conduire rapidement à la découverte de l’avion ?

Pourquoi ne pas tout simplement admettre l’existence de ces données et expliquer qu’elles sont actuellement en cours d’analyse ?

L’hypothèse la plus plausible est évidemment que les autorités Malaisiennes s’inquiètent du contenu de ces fameuses données.

DES DIZAINES DE MESSAGES TECHNIQUES

On sait que dans le cas de  l’accident de l’Airbus A330-203 d’Air-France qui avait disparu en juin 2009 entre Rio et Paris, plus de 24 messages d’anomalies avaient été envoyés par le système ACARS en seulement quelques minutes.

Pour ce vol d’Air-France, c’était le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses pour la sécurité de l’aviation civile Français (BEA), qui avait mené l’enquête aéronautique. Or, on sait le BEA est mondialement reconnu pour son expertise et surtout pour son indépendance, ce qui n’est actuellement pas la situation des enquêteurs aéronautiques en Malaisie.

En France, un commandant de bord vient de faire une sortie médiatique remarquée en déclarant au Nouvel Observateur qu’il était convaincu que les autorités Malaisiennes dissimulaient des informations au public.
Selon lui, il est impossible qu’il n’y ait pas de communications radios et des données qui puissent expliquer en partie la disparition de ce vol.

Il est donc maintenant évident que ces données existent bel et bien et qu’elles sont pour l’instant gardées secrètes !

Je crois que la Malaysian Airlines a de très bonnes raisons de penser que sa responsabilité est engagée dans la disparition de cet appareil et tente de se livrer à une entreprise de contrôle de l’information afin de protéger ses propres intérêts.

Un « damage control » qui, s’il était avéré, serait aussi irresponsable que désastreux !
PS : dans son blogue de ce matin, William Raymond, fait état d’une hypothèse qui lui a été soumise par un ancien pilote et membre des renseignements US.
Allez lire cela ICI et vous pourrez constater qu’on y aborde la possibilité d’une défaillance technique ET d’une prolongation de la durée du vol au delà de la disparition des radars.

– Paru au JdM le 12 mars 2014

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