Jenique Dalcourt - Blog de Stéphane Berthomet

Jenique Dalcourt : le doute de Longueuil

Meurtre de Jenique Dalcourt, le mauvais départ de l’enquête.

Dans les jours qui ont suivis l’assassinat de Jenique Dalcourt, j’avais émis de sérieuses réserves sur la façon dont le service de police de Longueuil avait pu mener ce dossier.
L’enquête criminelle est un processus qui fonctionne avant tout sur une méthodologie précise et sur le respect de certaines étapes fondamentales.
On sait, pratiquement depuis le début du dossier, que pour des raisons qui échappent à toute logique, le service de police de la ville de Longueuil n’a pas respecté ces étapes dans le cas de Jenique Dalcourt.

Enquête Jenique Dalcourt : Manque de pratique

Tous les policiers qui enquêtent sur des crimes savent que la préservation du lieu d’un crime, les premières constatations et prélèvements sont les éléments clefs d’une enquête.

Lorsqu’une enquête débute mal, quand la scène de crime a été « polluée », des preuves et des analyses négligées ou même mal collectées et conservées, c’est toute l’enquête qui va en pâtir.
La police de Longueuil dispose du niveau de service adéquat pour mener des enquêtes sur des crimes, mais là n’est pas la question.
Le problème réside dans le manque de pratique qui fait que certains corps policiers ne développent jamais la véritable expertise indispensable à la réussite des dossiers les plus complexes.
L’enseignement à l’école de police est en effet une chose, mais c’en est une autre que d’être pris en charge sur le terrain par des policiers rompus aux dossiers les plus ardus et qui forment à la fois leurs collègues en leur apprenant les finesses du métier tout en veillant à ce que rien ne dérape et que tout soit fait dans les règles de l’art.

Longueuil seul face à ses responsabilités

C’est d’ailleurs souvent dans les services qui traitent le plus grand nombre d’affaires criminelles que l’on retrouve le plus haut taux de résolution des affaires.
C’est normal, l’expérience amène l’expertise et le manque de pratique entretien évidement l’inexpérience.
Et aujourd’hui, la police de Longueuil est bien seule face à cette affaire qui semble ne mener nul part pour des proches qui se plaignent du silence des autorités.
Un silence dans le dossier Dalcourt basé sur le fait que cela pourrait nuire au dossier, alors que ce même corps policier n’hésite pas à communiquer au sujet d’une autre agression commise deux jours avant le meurtre de Jenique Dalcourt en mettant en doute la crédibilité de la victime, Carole Thomas.
Un drôle de message envoyé aux familles des victimes tout de même…

L’aide d’un autre corps policier ?

D’autres corps policiers qui pourraient venir leur apporter un soutien à cette enquête doivent malheureusement hésiter à le faire puisque dans un dossier aussi mal engagé il y a plus de mauvais coups à recevoir qu’autre chose.
C’est le système qui veut ça, les responsables des corps policiers regardent parfois un peu trop souvent les statistiques des affaires réussies au lieu d’être attentifs à d’autres paramètres moins quantifiables, comme le soutien aux familles des victimes.
Pourtant, la famille de Jenique Dalcourt attend que justice soit faite.
On ne peut jamais reprocher à un service de police d’avoir échoué dans un dossier, mais on doit toujours avoir la courage de souligner ce qui n’a pas fonctionné ou ce qui a été mal géré comme cela semble être le cas dans le dossier Jenique Dalcourt.

Parce que, s’il est important que justice soit faite, il est surtout fondamental qu’elle soit bien faite.
Et dans ce dossier, il est clair que l’on peut en douter…

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