MH370, l’opacité dès les premières heures…

Il faudra bien, un jour, que sorte toute la vérité sur ce dossier.

Et je ne parle pas seulement des circonstances du détournement du vol MH370, mais plutôt de toutes celles qui entourent la gestion de ce dossier par les autorités Malaisiennes.

Car, au delà des enjeux de l’enquête criminelle déjà déclenchée, il y a ceux de l’image de marque de la compagnie Boeing, de la Malaysia Airlines et du gouvernement malaisien.

Pour une compagnie comme Boeing, chaque accident aérien est un risque de voir remettre en cause la fiabilité de ses avions, ses systèmes ou ses procédures d’entretien.

Pour la Malaysia Airlines, le mal est en grande partie déjà fait quand on voit avec quel amateurisme ce dossier a été géré depuis quinze jours. Mais la compagnie peut perdre plus encore dans cette affaire, s’il s’avère que l’un des pilotes est responsable de cette disparition.
Car évidemment, la crédibilité d’une compagnie aérienne repose sur la qualité et la fiabilité de son personnel.
Qu’en sera-t-il, s’il est confirmé qu’un pilote seul a été capable de détourner et faire disparaitre un avion avec plus de deux cent personnes à son bord ?

Pour le gouvernement Malaisien enfin, on parle tout à la fois d’enjeux internationaux et de relation avec ses voisins, puisqu’il a déjà été établi que l’armée est passée complètement à côté de sa mission en voyant l’avion apparaître sur ses radars sans réagir.

Le ministre des transports, qui est aussi celui de la défense, doit actuellement être dans ses petits souliers.

Son cousin n’étant autre que le premier ministre, on comprendra assez facilement la nature plutôt partisane de la gestion de ce dossier.

Un dossier qui, dès ses premières heures, prenait toutes les directions sauf celle de la transparence.

La première question à laquelle devraient répondre conjointement le gouvernement et la compagnie aérienne, est pourquoi a-t-il fallu cinq heures avant que la disparition du vol ne soit annoncée ?

Annonce MA

– Paru au JdM le25 mars 2014

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