Mort de Jason Harris : questions pour une intervention

En juin 2014, la mère de Jason Harris, un homme de 38 ans qui souffrait de maladie mentale, appelle la police pour qu’il soit conduit à l’hôpital.

Quand les policiers se présentent sur les lieux la mère ouvre la porte, cédant le passage à son fils qui tient un petit tournevis dans les mains.

La situation est calme, jusqu’à ce que…

Pour changer un peu de méthode, au lieu de mettre en cause les conditions de l’intervention, je vais poser quelques questions après le visionnement de cette vidéo.

1/ Pourquoi ne pas avoir dégainé le Taser ou sorti la matraque (à la ceinture du policier de droite) en voyant l’homme avec un tournevis en main ?
2/ Pourquoi ne pas avoir continué à lui parler avec calme et détermination pour essayer de désamorcer la situation ?
3/ Pourquoi ne pas avoir opéré un recul stratégique (le policier de gauche pouvait s’éloigner de la porte d’entrée et celui de droite reculer le long de la porte de garage) ?
4/ L’homme menaçait-il de vous frapper au moment du déclenchement du tir ou avançait-il simplement le tournevis à la main ?
5/ Pourquoi avoir tiré à trois reprises alors qu’il est manifeste que l’homme est touché dès le premier tir ?
6/ Les premiers soins ont-ils été immédiatement apportés au blessé ?

Je reste convaincu que dans beaucoup de situations de tirs mortels, il y a un moment, un instant clef, où on aurait pu agir différemment et sauver une vie.

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Un commentaire

  • Daffie 18 mars 2015   Répondre →

    A lire vos questions , on réalise que vous êtes un expert, je vois comme ébauche de solutions, compte tenu que les policiers ne sont pas des travailleurs sociaux,qu’il est irréaliste de croire que des travailleurs sociaux seraient disponibles , pour accompagner les policiers , lors de situations de ce genre, il faudrait peut-être envisager, des policiers formés pour ce genre d’interventions, disponibles en renfort lors de situations .
    Ou, des problèmes de santé mentale sont prévisibles, (individus connus etc etc) qui seraient comme les interlocuteurs / médiateurs pour désamorcer et amener les personnes dans un endroit approprié a leur état.

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